Ton premier Noël… sans tes enfants…

21 décembre 2017 / Commentaires

Toi qui va passer Noël sans tes enfants…

J’ai hésité à écrire. Puis, je me suis dit que ça pourrait peut-être te faire du bien. Te rassurer que ça finit par passer. Le premier est sans doute le plus douloureux.

Alors, je plonge. Et je retourne en arrière, à cette première fois  – encore douloureuse – où j’ai passé un 25 décembre sans mes enfants. Petits à l’époque. De vrais enfants.

Ce n’est pas un drame. Je les avais avec moi le 24 décembre. On avait fêté comme il se doit. Les cadeaux, le montage des Lego (j’étais nulle), de la maison Playmobil (ça se passait mieux.) Les papiers qui traînent partout dans le salon, (j’avais finalement compris que ce n’était pas si important que ça de les ranger au fur et à mesure). Oui, j’avais vécu tout ça. Et le soir, on s’était endormis heureux. Tout allait bien.

Le lendemain matin, on a joué encore. On s’est mis beaux. On a même étrenné quelques vêtements. (C’était rare. Une séparation t’enrichit pas.) Puis, je suis allée les reconduire chez leur papa. Ils étaient attendus avec joie. Tout allait bien. Encore.

Je suis embarquée dans l’auto. Toute seule.

J’ai subitement senti le besoin de monter le volume. La musique de Noël pour combler le silence, bruyant. Il a fallu que je tombe sur « L’enfant au tambour » puis sur « So This is Christmas ». Toute seule. Ça sonnait plus la même chose. Les astres du 25 décembre commençaient à être mal alignés.

Heureusement, je ne rentrais pas à la maison. Noël se passait dans la famille, bruyante, joyeuse. J’allais m’en remettre. Je me suis rendue. J’ai pris une (grande) respiration et je suis rentrée sous les « Joyeux Noël! » heureux, les souhaits, entourée de ceux que j’aime… Et leurs enfants!! Les miens étaient ailleurs.  C’était contre-nature. Je les espérais heureux même si pour eux, c’était aussi un premier Noël, différent. Ils l’écriront à leur tour, un jour sans doute. Dans ma tête, ça ne marchait pas.

J’ai réussi à rire, à m’amuser et à faire semblant.

Je m’en rappelle encore. Juste à l’écrire, sérieux, je ressens les émotions de ce 25 décembre. Mais, juré, le temps fait bien les choses. On finit par s’organiser différemment. Par fêter le 23, le 24 et se convaincre que Noël c’est juste une date. Par arriver dans la famille, seule ou avec les enfants et à ne plus faire semblant.

J’écris ça, juste pour ton premier Noël.

Le prochain sera meilleur.

Crois-moi…